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Exposition de Mhamed et Ahmed Ressaissi à la galerie Hédi Turki à Sidi Bou Saïd

Arts et culture | Publié le 28.08.2018

Nostalgie et retrouvailles.

C’est dans le cadre enchanteur de la galerie Hédi Turki à Sidi Bou Saïd que Mhamed Ressaissi et son fils Ahmed y reviennent exposer jusqu’au 31 août une cinquantaine d’œuvres essentiellement conçues dans le style naïf et figuratif sous le thème de la Tunisie d’antan.


Mhamed Ressaissi persiste et signe son amour et sa passion de la vie autrefois à Tunis dessinant à cœur joie des souvenirs ineffaçables d’enfance et d’adolescence. Il a de plus transmis le virus de la peinture et le thème des us et des coutumes tunisiens à son fils Ahmed. Ce dernier, avec un style quelque peu différent de son géniteur, s’intéresse plus à l’urbanisme et à la nature qu’à la vie intra et extra muros dans la Médina du Tunis d’hier et dans d’autres lieux encore. Tous les tableaux, en différents formats, renvoient, en effet, à des époques et à des rites presque révolus, à des lieux disparus ou ressuscités dans la ville moderne de Tunis, dans sa Médina, dans ses banlieues nord et sud et dans des villes et villages.


Le voyage est passionnant bien qu’à première vue, le visiteur lambda ira à croire qu’il s’agit d’une peinture naïve du premier degré. Mais à la différence des peintres qui dessinent pour dessiner, Mhamed Ressaissi et fils donnent une âme à leurs œuvres respectives. En s’arrêtant devant chaque tableau, les détails nous interpellent et nous séduisent. De la Place Bab Souika du temps du « Taxi BB », à la Place Halfaouine, à la rue Kachachine, au « Hajjem » (coiffeur) qui soigne et guérit également en usant des « M’ghaieth », au Hammam (bain maure) des hommes et à celui des femmes, à l’« Amine Essagha », au facteur qui tend une lettre à la maîtresse de maison dont il ne voit que la main, la vie, une autre vie, avec ses traditions et ses secrets, coulait telle un long fleuve tranquille.


Le bijoutier, la célébration du troisième jour du mariage, le retour de la « Kannara » avec laquelle on récupérait un seau tombé dans le « Majel » (citerne de l’eau de pluie), sont autant d’autres sujets évoqués par Mhamed Ressaissi. Quant à Ahmed Ressaissi, il continue dans la même lignée, tout en choisissant de peindre des lieux de Tunis et de ses banlieues comme précédemment dit. L’ancien canal de la Goulette, ainsi que l’église avant qu’elle ne soit rénovée, Carthage et sa cathédrale Saint Louis avant que cette église ne se transforme en espace artistique et culturel dénommé l’Acropolium. Ahmed Ressaissi nous gratifie de petits formats à l’aquarelle représentants entre autres des coins de Sidi Bou Saïd et de la Marsa. Une exposition qu’il faut absolument courir voir.



B.L.

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